Depuis, les années 30, la firme DRC (Dunlop Rubber Company) s’efforce de mettre au point des latex, à base d’hévéa d’abord pour l’utilisation de caoutchouc, puis rapidement pour la literie. L’arrivée de ce latex que l’on connait et que l’on utilise toujours n’a cependant pas beaucoup évoluée avant l’invention du Talalay dans la fin des années 40, par les frères Joseph and Anselm Talalay.

Pourquoi le latex Talalay est-il de meilleure qualité que le latex ?

Tandis qu’un latex synthétique ou naturel sera en partie composé d’air dans ses mélanges ce qui en fera varier ses conforts et densités car la qualité résultera d’un latex dense avec une bonne élasticité, le process de fabrication du Talalay sera beaucoup plus technique avec la conception de cette matière d’exception dans des moules dix à quinze fois plus onéreux que ceux du latex standard.

Pour le latex standard, les additifs tels que des agents de vulcanisation ou de l’oxyde de zync sont incorporés dans les mélanges de lait d’hévéa pour un procédé relativement rudimentaires dans la conception. On obtient après une mise au four des moules à 115 degrés Celsius une solidification des « mousses » qui, comme un gâteau, ont gonflé pour créer la matière latex. La solidification de la matière grâce à une mise au four à vapeur et l’ajout d’agents de solidification s’appelle la « vulcanisation » . Une fois les blocs refroidis puis retirés des moules, ils sont lavés puis rapidement prêt à l’usage. Un matelas en latex peut être appelé « latex naturel » si sa composition est supérieure à 85% d’hévéa liquide, les 15% restants sont des agents de charge type dérivés pétrolier comme ceux employés pour les mousses polyuréthane.

La fabrication spéciale du Talalay réside donc en partie dans la constitution de ses moules très haut de gamme en aluminium équipés de joints d’étanchéités essentiels à la constitution de la matière, qui à la différence du latex, se créera grâce à la pression de l’air et du dioxyde de carbone incorporé dans les moules cette fois-ci maintenus à une température négative de -28 degrés Celsius pour uniformiser la structure cellulaire des bulles de mousses interconnectées. Le moule se réchauffera ensuite progressivement pendant quelques minutes afin d’obtenir une vulcanisation très précise de la matière qui aura un aspect lisse et compact, et une exceptionnelle capacité d’évacuation de la chaleur. Il n’existe qu’une sorte de Talalay et d’appellation du Talalay, cependant, certains fabricants n’hésitent pas à jouer de l’ambigüité entre le latex et le Talalay pour vendre des 100% latex comme des 100% Talalay, il faut donc rester vigilant.

 

Une excellente résistance dans le temps

Le procédé du Talalay confère une résistance intrinsèque à la matière latex sans comparaison, principalement grâce à l’entrecroisement de ses cellules qui se supportent les unes des autres et compensent entres-elles les déformations de la matière sans céder, ni s’affaisser. Le second point fort de cette architecture cellulaire est la respiration du produit, qui à la différence d’un latex dunlop, ne retiendra pas la chaleur mais l’évacuera à merveille. Le dormeur ne ressentant plus de bouffées de chaleur ou une moiteur dérangeante pendant son sommeil pourra profiter pleinement d’un sommeil revitalisant.

Ainsi, pour le confort avec un accueil irréprochable et une diminution parfaite des points de compression, puis pour l’environnement avec un produit naturel qui durera plus longtemps qu’un latex standard, le Talalay reste sans conteste la matière la plus durable dans les deux sens du terme.

 

Les deux matières, Latex & Talalay, peuvent-elles s’associer dans un même matelas ?

Si certaines marques ont rapidement pensé qu’il serait judicieux de combiner le latex et le Talalay, le choix de Le Matelas Talalay, peu convaincu par cette option, s’est plutôt porté sur la thermorégulation du produit et sa tenue dans le temps, ce qui était incompatible avec un mélange de ces deux grandes écoles de fabrication de latex.

D’une part, le latex dunlop n’a plus la même côte en Europe depuis l’émergence de mousses très haut de gamme qui ont surpassée le latex sur les phases test de qualité (exemple du 100/100 aux tests de TüvRheiland de la mousse soja employée par « Le Matelas Talalay »), d’autre part, les densités n’étant pas toujours fiables en latex, avec des variations à plus ou moins 10% en-dessous des densités affichées par un fabricant, un problème de suivi de qualité se posait. 

Enfin, pour le dos, la fermeté et le design du noyau de soutien, critères fondamentaux de l’ergonomie d’un matelas, le mariage Talalay/mousse haut résilience à base de soja était une fois encore le choix le plus judicieux pour la fabrication d’un matelas inégalable en qualité.